Jeudi 13 mars 2008

Ouvrir un nouveau centre d’IVG pour enrayer la hausse des demandes d’IVG ? La réponse du Mouvement Français pour le Planning Familial

Dans le journal la Dépêche, Claudine Sigur, infirmière bénévole au Planning Familial d'Agen, interpelle les pouvoirs publics pour demander la création en urgence d'un centre d'IVG départemental.

Claudine Sigur soulève un certains nombre d'enjeux liés à la prise en charge des demandes d'IVG : la hausse inquiétante des demandes d'avortements chez les mineures, les récidives d'avortement, les implications psychologiques liées à ces récidives et à la contrainte contraceptive chez des mineures à la sexualité immature, le manque de moyens, les restrictions de prise en charge dans les hôpitaux ou les cliniques, la baisse du nombre de praticiens volontaires etc

Face à ces enjeux, la réponse qu'elle souhaite promouvoir est l'ouverture urgente d'un nouveau centre d'IVG.

Le constat fait par cette infirmière et sa revendication ne surprennent pas si l'on considère son engagement militant. Cette revendication s'inscrit dans la droite ligne de la stratégie militante du Mouvement Français pour le Planning Familial ( MFPF ), qui a développé depuis 30 ans une rhétorique incitative sur l'accès à l'IVG et la généralisation des moyens contraceptifs. Comment s'étonner de l'engorgement des services au Planning quand tout est fait précisément pour favoriser le recours à l'IVG ?

Or force est de constater l'échec de cette stratégie, qui malgré les moyens colossaux qu'elle déploie, en terme de communication, de publicité et de lobbying politique, n'a pas réussi à enrayer la hausse des IVg en particulier chez les mineures. On se demande en quoi l'ouverture d'un nouveau centre va pouvoir résoudre les problèmes soulevés.

Le témoignage de Claudine Sigur pointe cependant plusieurs enjeux majeurs qui appellent de vraies réponses :

-la hausse des demandes d'IVG et la politique de prévention

-l'éducation affective et sexuelle des jeunes, et la responsabilisation des comportements

-la désaffection de plus en plus grande des professionnels de santé à l'égard de la pratique de l'avortement, en particulier du fait des problèmes éthiques qu'elle soulève

-l'impact psychologique lié à l'avortement, en particulier sur les femmes et les professionnels de santé, ainsi que les moyens mis en oeuvre en terme d'accompagnement des personnes 

J’estime que la seule réponse se situe à la fois dans la prise en compte de l'échec individuel et collectif que représente le recours à l'avortement, dans l'éducation, l'écoute, et dans un véritable soutien apporté aux femmes enceintes en détresse pour les amener vers des solutions de vie respectueuses de leur dignité.

Par sabine - Publié dans : Vérité sur l'avortement aujourd'hui
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Mercredi 5 mars 2008

Avortement et prise en charge psychologique

Le Figaro consacre aujourd'hui un article sur les traumatismes à retardement de l'avortement et remarque que les femmes sont de plus en plus nombreuses à rechercher un accompagnement psychologique après une Interruption Volontaire de Grossesse (IVG). Le Dr Tauss, psychiatre en exercice depuis 20 ans, explique : "si à un moment de leur existence les femmes choisissent en toute conscience d'avorter, très souvent la détresse surgit bien après, comme une bombe à retardement." Elle remarque que 30 à 50 % de ses patientes qui ont "refoulé ce vécu" sont tôt ou tard rattrapées par cette épreuve "avec une grande violence." Or si près de 40% des femmes en France ont avorté, selon les chiffres de l'INED, certains commencent à s'inquiéter de l'absence de prise en charge organisée au niveau national. Si l'on considère le nombre de femmes concernées et le nombre de femmes "devenues dépressives" c'est même une "affaire de santé publique que de mettre en place des lieux d'écoute" estime le Dr Tauss.

Pour Maïté Albagly du Planning familial, si les femmes gardent des séquelles psychologiques de leur avortement, "c'est parce que la société les culpabilise", ajoutant qu'"il y a autant de femmes qui vivent mal leur grossesse que leur IVG."

Mais ce n'est pas l'expérience de Rachel. Athée convaincue, sans soutien de son compagnon d'alors qui ne voulait pas de l'enfant, elle ne s'est pas "posé de questions."  C'est après que "tout lui est revenu dans la figure", avec une violence inattendue. Solitude extrême malgré sa famille qui l'entourait... "A chaque date anniversaire de l'avortement j'étais dans un état lamentable". "J'ai arrêté de vivre pendant quatre ans." Elle a cherché une aide psychologique, mais elle s'est heurtée à beaucoup d'indifférence. Son premier réflexe a été de se retourner vers le Planning familial à Paris, qui l'a envoyée vers un service de psychiatrie où finalement on ne l'a pas accompagnée. "Autant d'indifférence m'a profondément choquée" confie-t-elle. C'est finalement l'association Agapa, créé il y a quelques années comme lieu d'écoute, qui l'a aidée à s'en sortir. Après plus de 15 entretiens avec les bénévoles d'accompagnement et d'écoute, elle se surprend à "revivre". "Ils ne m'ont jamais dit qu'ils allaient me faire oublier cet épisode de ma vie mais m'aider à vivre plus sereinement au quotidien, et ça c'est un incroyable cadeau." Les accompagnements faits par cette association ont augmenté de 20% entre 2006 et 2007. Les femmes peuvent venir chercher une aide psychologique très longtemps après leur avortement, dix, vingt ou même soixante ans après... Et ici "tous les profils viennent nous voir, de tous âges, origines, confessions religieuses et milieux sociaux" précise une des plus anciennes bénévoles, Claudine Philippot. Aujourd'hui plusieurs antennes de l'association s'ouvrent en province.

© genethique

Par sabine - Publié dans : Vérité sur l'avortement aujourd'hui
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Mardi 5 février 2008

CHARTE EUROPEENNE DES DROITS FONDAMENTAUX

   

 

A propos de la Charte européenne des droits fondamentaux

Le 7 février, les parlementaires français devraient autoriser la ratification du traité modificatif européen, dit traité de Lisbonne. Il devrait remplacer le projet de Constitution  que les Français et les Hollandais avaient rejeté en 2005. L'incorporation de la Charte européenne des droits fondamentaux accordera à ce "mini traité" une valeur juridique contraignante pour les Etats signataires.

La Charte stipule que "le droit de se marier et de fonder une famille est garanti", mais elle ne précise pas le sexe des conjoints et dissocie la notion de mariage et de famille. De plus, le texte proposé ouvre la porte à la jurisprudence européenne pour reconnaître l'équivalence de tous les types de mariage, tant en ce qui concerne l'adoption d'enfants que la procréation médicalement assistée.

La Charte va aussi restreindre le domaine de la protection de la vie humaine. En effet, selon l'un des derniers avis rendus par le tribunal européen "l'enfant à naître n'est pas considéré comme une personne". La Charte interdit seulement le clonage reproductif, sans mentionner le clonage  à visée thérapeutique. Rappelons qu'en 1997, la Convention de biomédecine du Conseil de l'Europe précisait "qu'est interdite toute intervention ayant pour but de créer un être humain génétiquement identique à un autre être humain, vivant ou mort...". La recherche sur les embryons, le diagnostic préimplantatoire, la création d'embryons hybrides, etc... risquent de ne plus être encadrés au niveau juridique.

Enfin, on devrait voir disparaître "l'interdiction d'infliger à quiconque la mort intentionnellement",  ce qui potentiellement pourrait laisser la voie ouverte à "une dépénalisation de l'euthanasie et du suicide médicalement assistée".







© genethique.org

 
Par sabine - Publié dans : bioéthique
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Mardi 5 février 2008
Revalorisation annoncée du forfait IVG : des millions sur le dos des français
 
Dans Le Monde du 07/12, Marie-Laure Brival, gynécologue-obstétricienne, présidente de l’Association nationale des centres d’interruption de grossesse et de contraception (Ancic), évoque la prochaine revalorisation du forfait IVG, revalorisation dont Madame Bachelot, Ministre de la santé, aurait accepté " le principe" lors du vote sur le PLFSS à l'automne dernier. Cette mesure, non portée à la connaissance du public, interviendrait le 1er Mars 2008.
 
 "A 250 euros le forfait pour une IVG chirurgicale contre 652 euros pour une fausse couche, l’IVG est un acte sous-évalué, réalisé à perte par les hôpitaux. "Or, avec la tarification à l’activité à 100 % en 2008, qui impose une rentabilité maximum aux hôpitaux, l’IVG risque d’être encore plus en difficulté", craint Marie-Laure Brival. Pour parer cette évolution la ministre de la santé a accepté le principe d’une revalorisation de l’IVG chirurgicale, au 1er mars 2008."
 
Je souhaite réagir à ce projet de mesure, que le gouvernement souhaite visiblement à nouveau "faire passer en force", sans concertation.
 
    -Ce projet est contradictoire avec les objectifs fixés lors du vote de l'article 47 du PLFSS autorisant l'accès à l' IVG médicamenteuse dans tous les centres de planification, objectifs visant précisément à réduire les surcoûts liés à la prise en charge chirurgicale des IVG en milieu hospitalier.
 
    -Il s'agit d'une mesure idéologique envisagée sous la pression de lobbies militant pour l'extension du droit à l'avortement : par la revalorisation du forfait IVG, actuellement à 250 euros, et conditionnellement porté à 652 euros, ces lobbies pensent ainsi placer l'activité IVG sur le même plan éthique, symbolique que l'activité d'accouchement. L'intention visée est bien à la fois d'encourager les médecins en leur offrant une rémunération attractive, et ainsi de neutraliser insidieusement leur réticence personnelle en gommant les différences de pratiques.
 
En outre, cette mesure m'alerte pour plusieurs raisons :
 
    - elle vise à mettre sur un même plan symbolique deux actes contraires dans leur nature et par leurs implications éthiques : une IVG est réalisée volontairement, du fait de la main de l'homme, contrairement à la fausse couche.
 
    - ce n'est pas en revalorisant le forfait de l'IVG chirurgicale qu'on empêchera les médecins d'opposer leur clause de conscience.
 
    - le coût suscité par une telle mesure, si elle est ajustée au forfait de la fausse couche, avoisinera les 80 millions d'euros par an pour la Sécurité Sociale : à l'heure où tous les secteurs de la santé connaissent des réductions drastiques de moyens, à l'heure des franchises médicales qui imposent aux patients de payer une partie des soins liés à leur maladie, à l'heure où l'Etat réfléchit à un déremboursement progressif du 100% pour certaines maladies longue durée, la décision de tripler le coût lié à l'IVG chirurgicale paraît incompréhensible, incohérente, et surtout, profondément injuste.
 
Une société qui en vient à choisir d'un côté de faire payer ses propres malades, et qui de l'autre, trouve les moyens de dégager des millions d'euros pour un acte qui ne soigne rien, une société qui prend aux uns ce qu'elle donne aux autres est une société qui bafoue l'égalité d'accès aux soins pour tous. Cette société là doit être combattue, au nom même de la justice sociale qu'elle prétend servir.
 
 
 
Par sabine - Publié dans : actualité politique
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Dimanche 20 mai 2007

 

J'ai enquêté récemment au sein du système hospitalier, enquête qui fait aujourd'hui l'objet d'un livre ( Ed Téqui, "la vérité sur l'avortement aujourd'hui" ) Voici l'une des conclusions de cette enquête : le système qui organise aujourd'hui les interruptions de grossesse est un système quasi "carcéral", qui génère de multiples formes d'injustices et de maltraitances contre les femmes, mais plus largement contre toutes les personnes qui y travaillent. Il faut l'avoir vu pour pouvoir le dire. Et ceci est révoltant.

C'est pourquoi je dis qu'il ne s'agit plus de condamner ou non les femmes qui avortent, mais de dénoncer un système générateur d'injustices profondes. Quand vous voyez une jeune mineure que ses parents contraignent à avorter sans qu'elle l'ait elle-même choisi, quand vous voyez que le système ferme les yeux sur cette violation de la liberté individuelle en mettant en oeuvre l'avortement, vous vous dites qu'une telle injustice est inacceptable. Et les situations de pression sont multiples.


Ce que je dis, c'est que c'est qu'un tel système doit être remis en question car il n'est qu'une vaste machine à produire du désespoir.
Une loi qui génère de l'injustice ne doit seulement être dénoncée, elle doit être combattue.

http://www.librairietequi.com/Default.aspx?ViewKey=VueWebKey_Article_Popup&IDArticle=B1192_21

Par sabine - Publié dans : Vérité sur l'avortement aujourd'hui
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Mercredi 9 mai 2007

 

L’homme est fait pour le bonheur et le bonheur pour l’homme. Qui pourrait le contester ?

Cependant si l’on considère que la vie de l’homme est une des conditions nécessaires à l’expérience du bonheur, alors il faut aussi conclure que la vie de l’homme est un bien que nul n’a le droit de s’approprier.

 

Car le respect inconditionnel de la vie de l’homme est notre raison de vivre et notre passeport pour le bonheur. « Un enfant qui naît en ce monde est le signe que Dieu espère en l’homme » ( Tagore ).

Comprendre cela, c’est déjà allumer une lampe au cœur de la nuit.

 

La nuit, c’est tout ce qui peut blesser l’homme, le rabaisser, l’humilier. C’est tout ce qui porte atteinte à sa dignité. Le chômage, la précarité, la solitude, l’oppression, l’addiction…et toutes les autres formes de condamnation insidieuses : celles qu’on ne voit pas et qui oeuvrent dans le silence à trier, sélectionner, discriminer les enfants déclarés désirables et indésirables de l’espèce humaine. Que dire de tous ces pays où  la vie de l’homme est constamment opprimée, ou condamnée à des sentences de mort arbitraires : les conditions d’épanouissement du bonheur ne sont pas garanties parce que l’homme craint d’abord pour sa vie.

 

Il faut ouvrir les yeux : c’est bien comme cela que fonctionne notre société aujourd’hui lorsqu’elle autorise l’avortement, le tri embryonnaire, le clonage thérapeutique ou menace de légaliser l’euthanasie.

La mort provoquée, comme toutes les actions dirigées contre l’homme, n’est autre qu’une grande machine à produire du désespoir.

 

Comment des actions devenues aussi banales et faciles peuvent-elles entraver le bonheur individuel et collectif ?  

 

Supprimer la vie, interrompre une grossesse, supprimer un embryon in vitro, débrancher un respirateur artificiel : tout cela est d’une dérisoire facilité. Le champ est libre car la victime ne se défendra pas. Les manuels de formation à l’IVG rassurent les futurs médecins sur la simplicité, voire l’innocuité  du geste technique lorsque celui-ci est bien maîtrisé. Quant à la suppression d’un embryon in vitro, quoi de plus expéditif ? On pourrait même dire que dans ces conditions tuer son semblable est à la portée de n’importe qui.

 

Cependant ces actes sont en réalité générateurs de violences psychiques profondes, de traumatismes divers dont on mesure mal encore aujourd’hui les effets.

 

            L’expérience montre quelles blessures peut provoquer l’avortement dans la vie psychique d’une femme, mais aussi auprès de tous ceux qui sont associés à cette pratique.

 

            Les techniques de fécondation in vitro, consistent à produire des embryons en surnombre, à les congeler et à les stocker : ce qui revient à considérer la vie humaine comme un objet de fabrication. Que faire des embryons surnuméraires ? Quelle valeur ces embryons, à qui l’on confère une plus ou moins bonne «  qualité », ont-ils aux yeux de leurs parents ? Pourquoi les deux embryons réimplantés auraient-ils plus de valeur que ceux qui sont restés congelés ? A quel hasard, à quelle intention arbitraire ces embryons réimplantés doivent-ils leur vie ?  Comment expliquer plus tard aux enfants nés, qu’ils ont d’abord été fabriqués artificiellement puis congelés avant d’être décongelés ? On voit bien que cette technique, destinée à apporter une réponse à un problème, soulève en réalité beaucoup plus de difficultés morales qu’elle n’en résout.

 

            Le Diagnostic pré-implantatoire (DPI ) quant à lui est à la source d’une profonde injustice car il a pour but la production d’embryons in vitro puis leur sélection en fonction de leur « état de santé » et enfin la destruction des embryons atteints. On peut comprendre le désir des parents, qui ont perdu un ou plusieurs enfants de maladies graves, de vouloir donner la vie à un enfant indemne : ce désir est légitime. Cependant combien de frères et sœurs malades sont sacrifiés pour que naisse un seul enfant sain ? Les parents doivent être informés des conditions réelles dans lesquelles se déroulent un DPI et mesurer les enjeux, pour eux-mêmes et pour leur famille. On ne le redira jamais assez : ce qui est légal n’est pas forcément moral.

 

On le voit, le choix de la mort provoquée génère toujours une forme de désespoir qui fait obstacle à l’expérience du bonheur : entendons-nous, un bonheur plein et sans mélange, aux dimensions mêmes de notre cœur.

 

Cependant il faut se garder de tout angélisme. Car faire le choix de la vie, lorsque l’on est confronté par exemple à une annonce de diagnostic anténatal, ou à une grossesse imprévue, n’est pas quelque chose de « facile ».

 

             Il est plus difficile d’accueillir un enfant malade diagnostiqué avant la naissance, de l’élever et de le faire grandir, que de le supprimer au cours de sa gestation.

 

             Il est plus difficile de lutter pour la survie et la préservation d’un seul embryon malade que d’en produire ou d’en supprimer des centaines en bonne santé pour les besoins de la science.

 

            Il est plus difficile d’accompagner une personne en fin de vie en mettant en oeuvre des soins palliatifs, que de l’euthanasier pour soulager notre propre incapacité à supporter sa souffrance.

 

Cependant à aucun moment ces choix ne compromettent notre capacité à être heureux.

 

Ils sont, malgré la difficulté, générateurs de plénitude. Ils produisent de multiples fruits qui participent à l’accomplissement psychologique de la personne: fierté, sentiment de réussite, d’intégrité préservée, une joie profonde, et surtout, la paix du cœur. Il y en a tellement d’autres ! Tous sont le signe d’une action juste qui a « collé » à la réalité profonde des aspirations du cœur de l’homme.

 

Certes la douleur n’est pas anéantie dans ces moments, au contraire. Mais dire « oui » nous permet de trouver en nous-mêmes des ressources dont nous ne nous serions jamais cru capables. C’est un moyen de lutter contre l’adversité, de résister à la tentation du désespoir.

 

Ce « oui » est un combat qui peut à lui seul remplir toute une existence. Il faut avoir un cœur de mère déjà confronté à ce genre d’expérience pour pouvoir le dire.

 

On comprend mieux dans ces conditions le sens de ce mot tellement galvaudé aujourd’hui: le Bonheur. Il n’est pas une récompense qu’on obtient au terme d’une course éreintante, comme après une série d’épreuves initiatiques destinées à nous purifier. Non. Ce n’est pas non plus un état de non-désir qui nous rendrait indifférents à la souffrance d’autrui, aux tentations du monde ou aux propres évènements de notre vie.

 

Le Bonheur, c’est dire «  oui » à cette vie qui s’annonce, sans savoir de quoi l’avenir sera fait.

C’est dire « oui » malgré les incertitudes. C’est considérer que Dieu – ou cet Autre qu’on ne connaît pas ! - s’est déjà saisi de cette part d’inconnu qui nous terrifie du fait de nos limites humaines ( nous voudrions tout maîtriser ! ) mais dont Il se porte garant.

 

Le Bonheur réside dans cette recherche d’une adéquation maximum entre l’orientation de notre vie et la vérité. Non la vérité changeante, aléatoire de l’opinion, ni celle des mauvaises lois de notre pays. Non pas une illusion, mais une vérité forte, immuable, celle qui nous « libère » de nos peurs. Croire que la vie a du prix et qu’elle mérite qu’on la protège rejoint la vérité du cœur de chacun. Le reconnaître est aussi une manière de préserver notre propre aptitude au bonheur.

 

 

 

 

Par sabine - Publié dans : Vérité sur l'avortement aujourd'hui
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Mercredi 4 avril 2007

 

La loi a défini un certain nombre de critères pouvant autoriser le recours à l’interruption médicale de grossesse : il s’agit de maladies dites « graves », reconnues incurables au moment du diagnostic, ou de handicaps incompatibles avec la vie[1].

 

 

 

 

Cependant qui est capable aujourd’hui de décider objectivement du caractère de « gravité » d’une maladie, dont on sait qu’elle peut présenter des atteintes variées, de la plus modérée à la plus sévère, en sachant que le degré d’atteinte ne pourra pratiquement jamais être confirmé avec certitude avant la naissance ? Par ailleurs, qui peut affirmer qu’une maladie dite « incurable » au moment du diagnostic ne sera pas curable dix ans après avec les progrès de la recherche ? Enfin si l‘on supprime tous les enfants atteints de cette maladie, comment la recherche pourra t-elle progresser ?

 

 

 

 

Dans les faits, l’appréciation de la « gravité » d’une maladie est laissée à l’équipe médicale : de ce fait celle-ci a une grande part de responsabilité dans l’effet d’annonce d’un diagnostic et dans les décisions ultérieures. Les parents sont le plus souvent sous le choc, et très fragilisés ; ils sont donc aussi très influençables. En ce qui nous concerne, nous avons vu la différence de discours entre les gynécologues et les pédiatres qui soignent au quotidien les enfants malades.

 

 

 

 

Dans un cas, le discours est très pessimiste, il ne présente aucun espoir possible. Dans l’autre, la maladie est connue et traitée, elle est humanisée. Les gynécologues ignorent le plus souvent la maladie qu’ils ont diagnostiquée et c’est sur la base de connaissances générales, et souvent aussi par peur de procès rétrospectifs, qu’ils encouragent l’avortement. 

 

 

 

 

Voilà donc une situation qui met en jeu plusieurs spécialités médicales, la gynécologie, le conseil génétique, la pédiatrie. En arrière fond, la loi énonce des critères flous, qui autorisent des évaluations plus ou moins arbitraires. Au centre, se trouvent les parents, les premiers concernés, et pourtant parfois aussi les premières victimes s’ils sont mal orientés.

 

 

 

 

Est posée la question de l’écoute, de l’orientation, et de l’accompagnement des parents confrontés à une annonce de handicap prénatal. Or cet accompagnement ne peut s’arrêter à la simple proposition «  avorter » ou «  ne pas avorter ». Pour être éclairés, les parents devraient être systématiquement orientés vers les spécialistes du handicap qui concerne leur enfant. Car ce sont eux, les pédiatres spécialisés, les meilleurs accompagnateurs, les meilleurs conseillers pour les parents: or cela n’est peut-être pas assez proposé dans les centres de dépistage prénatal, où l’avortement reste la règle dans de nombreux cas, comme l’ultime et unique solution. N’hésitons pas à dire aux parents qu’il peut aussi exister des solutions ailleurs, qu’il existe des parents concernés par le même handicap, des médecins qui consacrent leur vie à trouver des traitements, des associations qui se battent aux côtés des enfants et des familles. Cela peut aider à donner du sens à la solidarité humaine.

 

 

 

 

Finalement, la question qui se pose est bien en amont celle du rôle des médecins qui pratiquent les diagnostics et orientent – parfois à tort- vers des actes irrémédiables, celle de la connaissance plus ou moins partielle qu’ils ont des différents maladies ou handicaps qu’ils diagnostiquent, mais plus largement, celle du rapport de confiance entre soignant et soigné dans une société qui se judiciarise de plus en plus.

 

 

 

 

C’est cette confiance là qu’il faudrait restaurer, et avec elle, une nouvelle forme d’humanité.

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                           ********

 

 

 

 

 

 

 

 



[1] « Lorsque l'interruption de grossesse est envisagée au motif qu'il existe une forte probabilité que l'enfant à naître soit atteint d'une affection d'une particulière gravité reconnue comme incurable au moment du diagnostic, l'équipe pluridisciplinaire chargée d'examiner la demande de la femme est celle d'un centre pluridisciplinaire de diagnostic prénatal. Lorsque l'équipe du centre précité se réunit, un médecin choisi par la femme peut, à la demande de celle-ci, être associé à la concertation » Article 2213-1 du code relatif à la Loi n° 2001-588 du 4 Juillet 2001 relative à l’interruption volontaire de grossesse et à la contraception.

 

Par sabine - Publié dans : Vérité sur l'avortement aujourd'hui
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Dimanche 11 mars 2007

 

Pour moi, mère de 35 ans, la loi Veil n'est en rien un progrès, mais une régression vers une société inhumaine.
Quand on commence à tuer ses propres enfants, plus rien ne nous empêche alors de tuer nos frères ou nos parents. La loi sur l'IVG a ouvert une brèche dans quelque chose de fondamental pour une société et qui ne pleut plus garantir sa survie : l'interdit du meurtre. Dès lors on ne s'étonnera plus que la société s'interroge sur le bien fondé de l'euthanasie : puisque la vie d'un enfant non désiré n'a pas de sens, que l'on peut la supprimer sans encourir le moindre risque ( au moins sur le plan légal, car la nature a ses lois qui se rappellent toujours à l'homme, en particulier, à travers les déchirures immenses creusées dans le corps et le coeur des femmes qui ont subi un avortement ) celle de nos parents vieillissants et malades n'a pas plus de sens. Alors la mort même devient un bien suprême. Puisque la vie n'a pas de sens, au moins la mort doit en avoir un ! Voilà à quel désespoir nous conduit notre société.
On peut être une femme moderne engagée dans le monde et être convaincue que cette loi est une mauvaise loi qui s'exerce contre la dignité des femmes et des hommes de ce pays. Cette loi tombera, j'en suis convaincue, comme tout  terrorisme dressé contre notre vie et à travers elle contre notre humanité.

 


Par sabine - Publié dans : Vérité sur l'avortement aujourd'hui
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Lundi 5 mars 2007

 

                               

                                                kathe
           viehumaine.com

 

 

 

LA VERITE SUR L’AVORTEMENT AUJOURD’HUI

 

 

La vérité sur l'avortement aujourd'hui

Mon histoire  

Pour que se lève un vent de révolte

Ne réprimons pas notre capacité de révolte

Interview d'un médecin pratiquant des IVG

Un médecin militant

A l'époque, je pouvais en pratiquer jusqu'à huit par jour

Infirmière en centre d'orthogénie

Un entretien pré-IVG en situation réelle

Avortement en France: le système carcéral

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ETHIQUE

 

 

 

Benoît XVI appelle à une mobilisation générale en faveur de la vie

Semaines sociales de France : la grande tromperie

     Semaines Sociales ( suite )

     Semaines Sociales ( suite et fin )

     Semaines Sociales ( fin )

Analyse du rapport de la commission Ethique et Profession de Santé remis au Ministre de la Santé

 

 

 

 

 

 

 

 <a href="http://www.hebdotop.com/clic.php" target="_blank"><img src="http://www.hebdotop.com/cgi-bin/vote.eur?id=137300" width="80" height="30" border="0" alt="Classement de sites - Inscrivez le vôtre!"></a>

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par sabine - Publié dans : Vérité sur l'avortement aujourd'hui
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Lundi 5 mars 2007

Présidentielles 2007 : positionnement éthique des différents candidats

En bleu : conforme au Magistère de l'Eglise catholique

http://www.christicity.com/bibliotheque/leglise_catholique/les_moyens_du_salut/le_magistere.asp

En rouge : non conforme au Magistère de l'Eglise catholique 

En cliquant sur leur nom, vous accéderez pour chaque candidat à la page détaillant ses positions

 

 

 

 

 

 

Contraception

 Avortement

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Recherche sur embryons

 Clonage thérapeutique

 

 

 

 

 

 

 

 

Euthanasie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Peine de mort

 

 

 

 

 

 

 

 

Mariage homosexuel, adoption par couples homosexuels

Ségolène  Royal

 

 

 

 

OUI

  

 

 

 

OUI

 

 

 

 

 

OUI

 

 

 

NON

 

 

OUI

 

 

 

Nicolas Sarkozy

 

 

 

 

OUI

 

 

 

 

 

OUI

 

 

 

 

NON 

 

 

 

 

 

NON

 

 

 

 

 

NON au Mariage

 OUI au réaménagement du PACS 

 

 

 

François Bayrou

 

 

 

 

 

 

 

OUI

 mais soutien aux entreprises pour dissuader la discrimination à l’encontre  des femmes enceintes

 

 

 

 

OUI

 

 

 

 

 

 

 

 

Ni oui

 Ni non

 

 

 

 

 

 

 

 

 

NON

 

 

 

 

 

 

 

 

NON au Mariage

 OUI au réaménagement du PACS

 OUI à l’Adoption

 

 

 

 

Philippe de Villiers

 

 

 

 

NON

 

 

 

 

NON

 

 

 

 

 

NON

 

 

 

 

 

OUI

 

 

 

  

NON

 

 

 

 

Jean-Marie

Le Pen

 

 

 

 

 

 

Référendum

 Promotion de l’adoption prénatale  

 

 

 

 

 

 

NON

 Recherche sur les cellules souches adultes

  

 

 

 

 

 

Pas d'idée définitive 

 

 

 

 

 

 

 

OUI

 

 

 

 

 

 

 

NON

 

 

 

 

 

 

 

 

José Bové

 

 

 

 

 

OUI

 

 

 

 

 

NON au clonage reproductif

 

 

 

 

 

 

OUI

 

 

 

 

 

 

NON

 

 

 

 

 

 

OUI

 

 

 

 

 

 

Arlette Laguiller

 

 

 

 

OUI

 

 

 

 

 

OUI

 

 

 

 

 

OUI

 

 

 

 

 

NON

 

 

 

 

 

Plutôt OUI

 

 

 

 

 

Olivier Besancenot

 

 

 

 

 

OUI

 

 

 

 

 

 

OUI

 

 

 

 

OUI

 

 

 

 

 

NON

 

 

 

 

 

 

OUI

 

 

 

 

 

Marie-George   Buffet

 

 

 

OUI

 

 

 

 

 

 

NON

 principe de précaution

 

 

 

 

OUI

 

 

 

 

 

 

NON

 

 

 

 

 

 

OUI

  

 

 

 

 

 

Dominique Voynet

 

 

 

 

 

OUI

 

 

 

 

 

 

NON

 principe de précaution

 

 

 

 

OUI

 

 

 

 

 

 

NON

 

 

 

 

 

OUI

 

 

 

 

 

 

            

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Par sabine - Publié dans : Présidentielles et éthique chrétienne
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